Les spermatozoïdes des souris sont plus grands que ceux des baleines !

Petit topo sur les gamètes

 

Les cellules reproductrices d’un mâle et d’une femelle d’une même espèce de mammifère sont complémentaires et capables de fusionner entre elles (ces cellules sont aussi appelées gamètes lorsqu’elles sont à maturité) .

Lorsqu’elles fusionnent, elles donnent une première cellule vivante, qui va se multiplier encore et encore. Puis certaines cellules « filles » de cette cellule originale vont se « spécialiser » pour former des organes, des tissus etc… et ce jusqu’à donner naissance à un nouvel individu ! Elles sont à la base du cycle de la vie au sein des espèces à reproduction sexuée.

Les spermatozoïdes sont les gamètes mâles, et les ovules les gamètes femelles.

 

À gauche le spermatozoïde essayant de rentrer dans l'ovule (vue partielle) à droite

À gauche le spermatozoïde essayant de rentrer dans l’ovule (vue partielle) à droite.

 

Chez l’Homme par exemple, chaque cellule contient 46 chromosomes répartis en 23 paires (dont une paire de chromosomes sexuels, qui définiront le sexe biologique de l’individu). Ces sont ces chromosomes qui contiennent nos gènes et sont constitués d’ADN. Les gamètes humain quand à eux contiennent chacun 23 chromosomes, non appairés.

Quand le spermatozoïde d’un homme rentre dans l’ovule d’une femme, l’ovule et le spermatozoïde fusionnent et appairent leurs 23 chromosomes pour former 23 paires soit en tout 46 chromosomes. Une nouvelle cellule humaine est née.

Bon ça c’était pour vous dire grossièrement comment ça marche et à quoi ça sert.

 

Maintenant parlons de la taille des spermatozoïdes

 

Souvent, plus une espèce est grande (et plus précisément, plus l’organe reproducteur de la femelle est grand), plus les spermatozoïdes risquent de se perdre en chemin. Ils doivent donc être être plus nombreux et, par voie de conséquence, ils seront plus petits. Bref… sans vouloir tomber dans le graveleux, la cible est loin, la cible est petite, il vaut mieux avoiner large (la baleine bleue c’est entre 7,5 et 20 litres propulsés par un canon sexuel de 2,5 mètres).

À l’inverse, pour les petites espèces, le chemin que les spermatozoïdes ont à parcourir pour féconder l’ovule est court. De plus, pour les espèces qui ne sont pas monogames comme les souris, la compétition entre les spermatozoïdes des différents mâles est très rude. Dans ce cas, pour se donner toutes les chances de transmettre ses gènes, il vaut mieux produire peu de spermatozoïdes, mais chacun bien gros et bien robuste.

 

Au final ça donne que l’évolution à rendu les spermatozoïdes de la souris plus grands que ceux des baleines.

* Les spermatozoïdes de baleine ont une taille de l’ordre du 10ème de millimètre, pour l’homme c’est de l’ordre du demi-10ème de millimètre.

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