Les japonais ont quatre alphabets

Compliqué n’est-ce pas ? Mais c’est là tout le charme !

Les Kanji représentent 95% de ce qui est rédigé en japonais. À l’origine ils ont été empruntés aux chinois, puis adaptés à la langue japonaise avec une prononciation complètement différente. Il en existe environ quatre mille, mais seuls deux mille sont vraiment usuels et suffisent à lire le journal.

Les hiragana, qu’on pourrait traduire littéralement par « L’alphabet lisse », sont comme nous le disions dans l’image, des caractères phonétiques (ils correspondent à des sons). Ils représentent en gros les quarante six sons que les japonais sont capables de prononcer. Ils s’utilisent en remplacement des Kanji lorsque l’auteur du texte, soit ne connais pas le Kanji correspondant au mot qu’il veut écrire, soit pense que le lecteur ne connaîtra pas ce Kanji.
Dans ce cas il remplace par le mot japonais phonétique, c’est plus facile.
Comme c’est plus facile, on se sert aussi de cette traduction phonétique à l’école pour apprendre les Kanji aux enfants.

Les katakana eux pourraient se traduire par « L’alphabet fragmenté ». Il y en a autant que de hiragana, et ils servent principalement pour écrire phonétiquement les mots étrangers.
Comme il s’agit de phonétique nippone (c’est à dire des sons que les japonais savent prononcer), et qu’il est difficile pour eux de prononcer certains sons étrangers, il faut avouer que le les transcriptions phonétiques de ces mots étrangers ne sont pas toujours évidentes. Par exemple pour dire « français » ils disent « furansu » phonétiquement (ce qui s’écrit フランス).
Ils sont aussi utilisés pour les termes scientifiques et les onomatopées (une onomatopée est un son écrit pour faire référence à une choses, une situation, un être, un cri : exemple « cui-cui » pour le truchement d’un oiseau, « crac » pour une chose qui se casse, « aïe » quand on se fait mal, etc…).

Les romanji comme leur nom l’indique sont les caractères romains, les nôtres quoi (A, B, C, D etc…). En japonais roman signifiant romain et ji caractère.
Initialement ils servaient dans les grandes villes pour les touristes étrangers, ou les noms de sociétés à vocation internationale, mais maintenant on les utilise aussi parceque c’est à la mode, par exemple pour écrire un petit mot en français sur l’enseigne d’un restaurant, afin de donner une petite note de « chic » et d’élégance.

Pour en savoir plus, voici quelques tableaux:
– Les hiragana : goo.gl/Oenf0b
– Les katakana : goo.gl/sIYi88
– Les hiragana et les katakana version jeu ! Ici : goo.gl/fe6eIh
– Apprendre les Kanji : goo.gl/PLjYm5

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