Respect à mémé

theorie de la grand-mère grandmother theory

Cette théorie, qui s’appelle la « grandmother hypothesis » (hypothèse de la grand-mère), est très sérieusement étudié par la prestigieuse Université de l’Utah aux États-Unis.

Pour résumer elle dit que : l’espérance de vie des êtres humains est supérieure à celle des grands singes parceque les grand-mères aident à nourrir leur petits enfants.

Dis comme ça, ça n’a l’air de rien, mais nous allons voir les conséquences énormes que cela peut avoir sur le développement d’une espèce.

 

L’étude

Kristen Hawkes, professeur d’anthropologie à l’Univesité de l’Utah à effectué une simulation mathématique sur ordinateur.
Elle a pris une population de type grand singes, sans tenir compte de l’intelligence de cette population ou de la taille de son cerveau. Elle a mis en paramètres que les individus de cette population avaient en moyenne l’espérance de vie des grands singes, puis elle a introduit dans son modèle un tout petit pourcentage de grand-mères aidant à – s’occuper des / nourrir les – petits.
Pour résumer les paramètres:
РEsp̩rance de vie = Celle des grands singes.
– Grand mères aidant à s’occuper des petits = un petit pourcentage des grand mères.
– Intelligence > Peu importe, ce n’est pas un paramètre.

 

Résultat après calcul

Et bien en 60.000 ans (ce qui est très court dans l’évolution, à peine 2 à 3 mille générations) cette population avait une espérance de vie comparable à celle de l’espèce humaine.

 

Explications

Une femme peut enfanter environ de 15 à 45 ans, et vivra en moyenne jusqu’à 70 ans, alors que les femelles chimpanzé, qui peuvent avoir des enfants entre 10 et 30/35 ans, vivent rarement plus de 35 ans. Elles ont donc dans leur vie le temps d’être mères, mais très rarement celui d’être grand-mère.

Malgré tout un petit pourcentage de femelles vit légèrement plus longtemps, mais sans s’occuper de ses petits enfants. Le modèle proposé par la simulation postule tout simplement que cette fraction de la population (qui a la chance de vivre plus longtemps) aide à s’occuper des petits enfants.

La théorie de la grand-mère dit finalement que : lorsque les grand-mères aident à nourrir les petits enfants après le sevrage, les femmes peuvent faire davantage d’enfants sur des intervalles de temps plus petits.
La conséquence est que les enfants évoluent :
РIls sont sevr̩s plus jeunes.
РIls se nourrissent de fa̤on autonome plus tard.
– Ils deviennent adultes plus tard.
РLes femmes ont une plus grande esp̩rance de vie.

 

Autres éléments complémentaires

Déjà les femelles ayant vécu assez vielles pour s’occuper de leur petits enfants ont transmis leur gènes de la longévité à leur descendance.

Et puis il y a aussi la nécessaire adaptation pour survivre. En effet il y avait déjà des changements climatiques, ils ont toujours existé. Nos ancêtres primitifs vivaient surtout dans les forêts qui couvraient l’Afrique il y a 2 millions d’années. Dans la forêt il est facile pour un petit, juste sevré, de trouver sa nourriture. Donc quand ces forêts ont disparues, il y a eu deux choix possibles : soit la mère nourrissait elle même ses petits en allant leur chercher à manger, soit elle se retirait dans la forêt. Visiblement nos ancêtres auraient opté pour le premier choix, et ceux qui avaient opté pour la facilité de rester dans les forêts sont… Restés des singes.
N.B.: précisons que les changements climatiques actuels sont en partie provoqués par l’homme, et c’est ça qui pose un réel souci, pas les changements climatiques naturels qui se sont produits sur de longue durées et auxquels nous nous sommes toujours adaptés.

Alors ok, nous vivons plus vieux, mais quid de notre intelligence qui fait de nous l’espèce dominante ? Initialement nous avons pensé que, le milieu se faisant plus hostile avec la disparition des forêts, hommes et femmes ont formé des couples robustes et fidèles pour se reproduire et prendre soin des petits, et seul les chasseurs les plus intelligents, développant des technique et usant des outils ont pu ramener de la viande à la maison. Ainsi les couples les plus intelligents et les plus solides se sont reproduits, ont transmis leur gènes et notre espèce a évolué vers plus d’intelligence. Bon c’est très résumé mais c’est l’idée.
Et bien en poussant un peu l’étude, figurez vous qu’elle montre aussi un effet potentiel de nos grand-mères non seulement sur notre longévité, mais aussi sur notre intelligence, notre habileté sociale et notre tendance à la coopération, bref ce qui fait de nous des Homme (avec un grand H – des humains quoi).

Alors merci qui ? Merci mamie !

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